[....] Ces regards, mystérieux, invisible se rapprochaient. Je voulus m'enfuir mais ma peur me paralysait. Ces regards se transformais peu a peu en « présence ». Un courant d'air frais parcouru la pièce me glaçant les os et faisant trembler dangereusement les flammes.
Le bois se mis a craquer comme si une personne ou un animal marchait à l'étage. La « présence » se fit plus discrète et mes muscles se détendirent. Je me levais quand tout d'un coup, une main se posât sur mon épaule. En sursautant, je me retournais et aperçus une ombre parcourir la salle. Je sentais mon c½ur battre a toute allure.
Je pris mon courage a deux mains et sortit de la pièce. J'aperçus une porte entrouverte. Comme les bruits de pas persistaient toujours à l'étage, j'ouvris la porte et entra dans un couloir sombre et vide. En avançant, j'entendis un cris aigu et strident. Pétrifié par ce hurlement surnaturel, je ralentis le pas. Plus un bruit, plus un souffle, mon imagination me joue des tours. Je fis alors demi-tour. Le feu était éteint et un bruit de gouttes, tombant de haut, retentissait.
Les pas à l'étage avais disparus. Après quelques minutes de réflexions, je mis mon pied sur la première marche de l'escalier. Elle grinçait. Puis la seconde, grinçait aussi.
La troisième, était, enfin je crois, car l'escalier était sombre, rouge, liquide. On aurait dit du sang. Je l'enjambais quand les pas reprirent. J'aurais voulu m'enfuir, mais sortir dehors serait signer mon arrêt de mort .
J'étais tellement terrifié que je dus me tenir à la rampe pour ne pas tomber, car mes jambes tremblaient de terreur. Arrivé à la dernière marche de l'escalier, je tournais, à droite, vers le couloir où se trouvait les chambres. La première chambre que j'ouvris, était éclairé par une bougi. Il y avait un lit à baldaquin, où on pouvait distinguer des insectes gesticulant sur le matelas. Je pris la bougi et parcourus la pièce. Le halos inquiétant de la lumière me fit découvrir une malle, une étagère, une table. Le détaille qui m'inquiétât le plus se trouvais sur les chaises. J'y découvris un pantalon, une chemise couverte de boue, déchiré, et des bottes d'équitations. La personne qui habitait cette chambre devais être un cavalier, à en croire ces habits. Mais, ces habits m'étais familier. Je sortis de la chambre et parcourus les autres. Elles était, exactement, identiques. De l'autre coté de l'escalier, se trouvais les salles de bains et les sanitaires. Ils étaient délabré et sale.
Je retournai vers la salle où tout à commencé. Le feu était éteint. Je me mis à genoux et pleuras. Mes nerfs étaient à bouts. Il n'y avait aucune logique dans tout se qui m'arrivait. Sans réfléchir je sortis de l'auberge et courus vers le village le plus proche, au sud. Je repassait les images de cette chambre. Tout d'un coup un détail m'interpella. Sur le pantalon, il y avait une grosse tache de sang. Perdu dans mes pensées , je ne vis pas les racines qui jonchai le sol. Je tombas. En me relevant, je sentis une douleur atroce parcourir ma jambe. Je relevai mon pantalon et découvris, avec un haut de c½ur, une fracture ouverte du tibias. Heureusement que l'auberge n'était pas loin. La douleur s'amplifiait a cause du froid. Si je rentrai pas à l'auberge, je ne mourrai pas de suite d'une hémorragie, mais de froid.
En arrivant dans l'auberge, je rampai jusqu'à la chambre. J'enlevai ma chemise, mon pantalon et mes botes. Dans l'étagère, je découvris des habits poussiéreux. Après les avoir enfilés, je partis vers le foyer éteint. Je pris mon briquet et ralluma le feu. Je m'endormis. Une sensation de mouillé parcourus mon visage.
Je me trouvais dans la neige, avec un chien me léchant le visage. En me levant j'aperçu un chasseur tenant mon cheval. Il voulus m'emmener dans l'auberge mais je refusai. Il me porta et ouvris la porte. C'était une auberge. On entrait. Personne ne s'y trouvait. Seule l'odeur du temps pourrissait là, tenace et pernicieuse. Il appelait et tapait du poing sur une table bancale qui faillit s'effondrer sous ses coups. Un présence nous épiait.
MAUBORGNE JULIEN
Suite de L'auberge du Larzac
Le10/11/07